Parc national de Laheema (Estonie, Palmse, 7-9 août)

Après un petit bain de foule dans les rues de Tallinn, nous retrouvons le calme des espaces sauvages. Le parc national de Laheema n'est qu'à 70 km de Tallinn mais c'est un univers sauvage peuplé d'ours, de loups, de lynx, d'élans... Sur divers chemins balisés et aménagés nous partons à sa découverte. Nous commençons par découvrir une rivière où vivent les castors :barrages, arbres coupés témoignent de leur activité dans les parages. Sur la côte, nous observons de gros rochers arrondis charriés là par les glaciers il y a plus de 10 000 ans. C'est étonnant de voir se côtoyer les uns à coté des autres des roches différentes arrachées à des sols lointains de Suède et de Finlande... La masse oblongue qui jonche la plage n'est pas un rocher, mais un phoque mort. Nous n'avons pas encore vu ces animaux qui fréquentent les côtes de la mer Baltique mais la vue de ce cadavre témoigne de leur présence dans les environs. Nous parcourons un sentier qui nous mène au cœur d'une forêt sauvage laissée à son propre destin. Ici alternent les dunes de sables recouverts d'une espèce de pin et les marécages où vit une autre espèce de pin. Là encore le paysage a été modelé par les glaciers. L'endroit est superbe et procure une sensation de matin du monde: fouillis végétal d'arbres déracinés, de branches cassées, de fougères, de mousses... « Des crottes! ». C'est Margaux, pourtant derrière nous, qui vient de trouver des crottes d'élan. Nous traversons les zones marécageuses sur des caillebotis glissants. Parfois, le chemin de planche enjambe un arbre mort comme pour se rendre discret au royaume de dame nature. Ici, nous croyons déceler des griffes d'ours sur un arbre. Il ne manque plus à cet univers de nature primaire qu'un zeste de vie animale. En ce milieu d'été, les oiseaux se font discrets et en cette fin de matinée, les grands animaux se cachent pour sommeiller... Plus loin, engoncés dans leur veste pour échapper aux moustiques, les deux petits cosmonautes de la forêt vierge que sont Mathieu et Margaux, s'exclament devant une fourmilière géante. Sur un autre chemin de bois, nous découvrons une vaste tourbière, milieu de mousses, de droseras, de pins nanifiés et de mares. Là aussi la faune est discrète mais le paysage magnifique nous met en extase tout comme le cap Purrekari, le point le plus septentrional de l'Estonie continental et de notre voyage aussi. Notre « cap nord » à nous...

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